Cloud Atlas - BRD

1849 : au beau milieu du Pacifique, Adam Ewing fait la rencontre d'Autua, un esclave qui s'est libéré de l'asservissement et a embarqué illégalement. Juriste, Adam parvient à plaider sa cause auprès du capitaine, afin qu'il accepte de l'intégrer à l'équipage...

1936 : à Edimbourg, Robert Frobisher devient copiste chez le célèbre compositeur Vyvyan Ayrs. Mais alors qu'il met sur partition la musique du vieil homme, lui vient sa propre composition, la Cartographie des Nuages (Cloud Atlas)...

1973 : à San Francisco, Luisa Rey, journaliste, doit rencontrer le physicien nucléaire Rufus Sixsmith pour qu'il l'informe d'un important problème de sécurité à la nouvelle centrale nucléaire de la ville. Mais elle retrouve celui-ci, assassiné...

2012 : au Royaume-Uni, Timothy Covendish est un éditeur devenu soudain riche juste après que Dermot Hoggins, l'un des auteurs qu'il publie, a balancé un critique littéraire du haut d'un immeuble. Les ventes se mettent à monter en flèche. Tout irait pour le mieux pour Timothy si les trois frères du romancier meurtrier ne débarquaient chez lui pour réclamer leur dû...

2144 : en Corée, la clone Somni-451 travaille dans une cafétéria Papa Song. Un jour, elle fait la rencontre d'un révolutionnaire de l'Union Rebelle, Hae-Joo Chong, qui va bouleverser sa vie à tout jamais...

XXIVème siècle : dans un lieu indéterminé, Zachry vit dans une tribu qui se trouve en butte aux attaques de pillards violents et cannibales. C'est l'arrivée de Menorym, une ethnologue presciente, qui va changer le cours de sa vie en lui demandant de le mener au sommet d'une montagne tabou...

Cloud Atlas (2012, 2h52), film américano-allemand de Andy et Lana Wachowski et Tom Tykwer, avec Halle Berry, Tom Hanks, Hugo Weaving, Jim Sturgess, Hugh Grant...

Ouf ! Grâce à Wikipedia, j'ai pu dénouer les différents fils d'intrigues entremêlées qui composent ce 
film. Tiré du roman éponyme de David Mitchell, jusque-là jugé inadaptable (tu m'étonnes !), ce long-métrage signe le grand retour des deux réalisateurs surdoués, révélés au plus grand nombre grâce à Matrix (1999). Après deux suites dispensables et un Speed Racer pour le moins coloré, on les avait un peu perdus de vue. C'est peu de dire qu'ils étaient attendus au tournant.

Je n'ai malheureusement pas pu voir ce film sur grand écran. C'est typiquement le genre de film-expérience qu'il faut voir en salle obscure, tant le plaisir qu'il procure est grand, et tant la virtuosité de l'ensemble est grande. Mais, peut-être à cause d'un soucis de distribution (malgré les apparences, au niveau du casting notamment, ce film n'est pas un blockbuster hollywoodien), il n'est pas parvenu jusqu'à l'unique cinéma de ma petite ville. Donc, pas de regret...


Si j'avais un tout petit bémol à émettre à propos de ce Cloud Atlas, ce serait à propos des maquillages, qui ne sont pas tous très réussis. C'est peu de le dire. Mais, bon, rien de rédhibitoire là-dedans.

Sinon, tout est parfait : du scénario à la mise en scène en passant par le montage (qui fait pour plus de la moitié du plaisir incroyable qu'on prend en voyant ce film tant il est bien trouvé) et le casting. Même si les deux têtes d'affiche (Hanks et Berry) ne sont plus aussi bancable qu'ils ont pu l'être à une époque (à l'instar des deux réalisateurs américains du trio derrière les caméras), il n'empêche qu'il est bien agréable de les retrouver là. Halle Berry illumine toujours autant l'écran et c'est un plaisir. Tous les acteurs ou presque jouant plusieurs personnages sur différents niveaux de temps (le générique final nous fait un petit rappel bienvenu), on passe la première vision de ce film à chercher qui est qui. C'est pour ça qu'il faut le revoir une deuxième fois, histoire de se laisser imprégner des différentes intrigues qui s'emmêlent et s'entre-mêlent à loisirs. Et c'est là qu'on se rend compte à quel point le montage est important. 


Bref, il y aurait encore tant de choses à dire à propos de ce merveilleux Cloud Atlas, qui n'a pas rencontré l'accueil critique qu'il aurait mérité. Et, sans être totalement boudé, il n'a pas su conquérir le public, comme il aurait sûrement mérité. Pour ma part, comme vous avez pu vous en rendre compte, je l'ai trouvé excellent sur quasiment tous les points et le conseille à tous les chanceux qui ne le connaissent pas. Encore...

Et d'écrire cette chronique m'a donné très envie de le revoir !

note : IV

A.C. de Haenne


A noter l'une des chroniques qui m'a donné le plus envie de me pencher sur le cas Cloud Atlas.

Commentaires

  1. Belle chronique ! Et un excellent film, en effet.

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  2. Merci. Pas évidente à écrire, comme tu t'en doutes.

    A.C.

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  3. Un film de SF extraordinaire au discours humaniste, qui donne le vertige : "tout est lié". Il y a tellement de niveaux de lecture qu'on peut le visionner de nombreuses fois sans s'en lasser. J'ai adoré l'idée qu'un détail pouvait faire basculer l'Histoire, ne serait-ce qu'avec les fameux boutons de manchette que collectionnent les différents avatars de Tom Hanks...

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    1. Oui, il y aurait tant à en dire, de ce film. Tu m'intrigues avec les boutons de manchette car je ne les ai vu que deux fois, à la première et à la dernière époque. Ils apparaissent aussi à d'autres époques ?

      A.C.

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  4. Très très beau film où le montage relève effectivement du génie. Par contre faut s'accrocher au début, tout le monde n'arrive pas à suivre ! Et je confirme qu'au ciné l'immersion est totale (j'aurais bien voulu le revoir sur grand écran mais pas eu le temps).

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    1. Il y a quand même les dates au tout début et la charte graphique propre à chaque époque qui aident le spectateur. Heureusement, d'ailleurs, parce que sinon... Déjà que c'est compliqué.

      Quelle chance de l'avoir vu au cinéma !

      A.C.

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  5. Effectivement, les boutons de manchette se retrouvent à différentes époques, notamment avec le concierge joué par Tom Hanks, quand Robert Frobisher lui demande une chambre d’hôtel… Sinon, bien d’accord avec Vert sur l’immersion au cinéma. Comme j’ai une carte UGC illimitée, je l’ai vu quatre fois en salle… Chaque visionnage suscite de nouvelles réflexions.

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  6. Ah oui, j'avais oublié cette scène.

    Mais vous allez arrêter de me narguer, oui ? ;-)

    A.C.

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  7. Je n'en avais pas du tout entendu parlé jusqu'ici. Je vais aller voir ça au plus vite !

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    1. Oui, si on aime le cinéma de SF un peu haut-de-gamme, c'est un film à voir de toute urgence !

      A.C.

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