The Zero Theorem

Dans un Londres du futur, Qohen Leth tente de survivre dans le bruit et la fureur du monde extérieur. Ne sortant de chez lui que pour aller travailler, c'est à chaque fois pour lui une épreuve, d'autant que son travail se révèle assez absurde. Lorsque son supérieur hiérarchique lui confie le projet secret de "Zero Theorem", Leth y voit la possibilité d'enfin rester travailler chez lui. Malheureusement, tout ne va pas se passer comme il l'aurait souhaité...

The Zero Theorem (2014, 1h47), film britannico-roumano-français de Terry Gilliam, avec Christoph Waltz, Mélanie Thierry, David Thewlis, Matt Damon, Tilda Swinton...


Selon les propres termes du réalisateur britannique, ce long-métrage fait partie de son triptyque dystopique qu'il avait initié en 1985 avec Brazil, et qu'il avait poursuivi en 1995 avec L'armée des douze singes. Le moins que l'on puisse dire, c'est que Terry Gilliam n'a rien perdu de cette part de folie douce qui donne à ses films une touche si particulière. En plus, il a toujours su s'entourer d'acteurs qui, outre qu'ils ont cette capacité d'interpréter la folie, ou du moins d'être non conventionnels, sont parmi les plus intéressants de leur génération. Il serait des plus fastidieux de dresser ici la liste de tous les excellents acteurs qui ont accepter de tourner avec lui, donc je m'en garderais bien. Ces deux éléments qui font du cinéma de Gilliam un cinéma totalement à part se retrouvent ici. Malheureusement, tout cela ne fait pas un film. Et je ne sais pas si c'est dû à un manque de moyens ou si les nombreux films avortés et/ou bouleversés pour x raisons y sont pour quelque chose, mais on ne retrouve pas ici totalement la patte de Terry Gilliam. Pire, on s'y ennuie un petit peu, peinant à trouver à cette histoire, pourtant portée par des acteurs qui font ce qu'ils peuvent, un intérêt quelconque. Alors certes un Terry Gilliam mineur reste tout de même un bon film, j'ai hâte qu'il retrouve le génie créatif qui le caractérisait. Voir un film de Terry Gilliam sur grand écran reste tout de même une expérience unique, un peu comme David Lynch dans un autre genre (lorsqu'il réalisait encore). 

A réserver donc aux amateurs hard core du réalisateur, et surtout pas à ceux qui voudraient le découvrir.

note : II

A.C. de Haenne




Commentaires

  1. Je suis d’accord avec toi, il m’a manqué de l’émotion, notamment en ce qui concerne le personnage principal. Les enjeux sont très flous, on ne voit pas vraiment où Terry Gilliam veut en venir, le scénario est brouillon… Dommage !

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    1. Oui, tout à fait. Même si un Gilliam mineur reste au dessus du panier, c'est un Gilliam mineur.

      A.C.

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