Star Trek : Into Darkness

A Londres, l'institution de défense de la Confédération, Star Fleet, se trouve menacée par des attaques terroristes. Malgré des déboires récents, le jeune capitaine Kirk est envoyé aux confins de la galaxie pour traquer celui que l'on soupçonne responsable de ces actes, un certain John Harrisson. Aidé par Spock, il devra braver tous les dangers, d'autant qu'Harrisson semble se cacher sur Kronos, la planète-mère des Klingons, et ainsi  éviter une guerre avec ces derniers...

Star Trek : Into Darkness (2013, 2h12), film américain de J.J. Abrams, avec Chris Pine, Zachary Quinto, Zoë Saldana, Karl Urban, Simon Pegg, Benedict Cumberbatch...

Après avoir rebooté de façon assez convaincante la franchise Star Trek (même si le film de 2009 n'était pas exempt de défauts, loin de là !), JJ Abrams (le célèbre créateur de la série culte LOST) revient à la barre de l'Entreprise pour nous proposer un nouvel épisode des aventures spatiales des jeunes Kirk, Spock et autres McCoy. Avec, comme son titre l'indique, une certaine connotation sombre et réaliste. Bon, pour le réalisme, ce n'est pas toujours ça, mais le réalisateur américain parvient tout de même à jouer avec les codes des films de space opera pour nous offrir un spectacle qui va à cent à l'heure, ne laissant jamais le temps au spectateur de reprendre son souffle. 

Dans ce film, ce que j'ai trouvé le plus réussi, ce ne sont pas les effets pyrotechniques, proprement impressionnants (comme il se doit), ni même les courses poursuites (celle qui se déroule à San Francisco est excellente), ou bien les scènes de baston, très réussies, ou même encore la scène de "saut" dans l'espace, entre deux vaisseaux (qui fait référence à celle, tout aussi impressionnante, que l'on a pu admirer dans le premier opus de ces Star Trek nouvelle génération). Non, ce qui m'a le plus plu dans ce film, c'est le casting. Certes on retrouve une grande partie des acteurs qu'on avait découverts il y a quatre ans, que pour ma part j'avais plutôt apprécié, Chris Pine mis à part. Cette fois-ci, deux comédiens sont mis en avant. La première, c'est Zoë Saldana (désolé, je ne sais pas comment mettre une tilde sur le n), qui voit son personnage de Urura prendre de l'importance. Et c'est tant mieux. Le second, c'est Benedict Cumberbatch qui a été choisi pour incarner une figure mythique de l'univers Star Trek. Cependant, pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte, je me garderais bien de révéler de qui il s'agit. Tout ce que je peux dire, c'est que l'acteur anglais est proprement génial dans un rôle d'une puissance incroyable, aidé par son charisme impressionnant. Il est juste parfait.

Je ne suis pas un trekkie et je n'ai absolument pas honte de le dire. J'ai découvert la série, comme tout le monde avec Temps X, alors que j'avais 10 ans. Je me rappelle avoir trouvé ça sympathique. Mais déjà à l'époque de la première diffusion de cette série aux qualités indéniables, elle avait déjà pris un sérieux coup de vieux. En effet, la série originelle date de 1966 (seize ans de retard !). Cette raffraichissante cure de jouvence n'est donc vraiment pas un mal pour tous ceux qui veulent (re)découvrir un univers foisonnant, aux multiples facettes et d'une richesse incroyable. Même si cet opus est encore loin de la perfection, il reste tout de même un spectacle qui se situe tout juste au dessus de la moyenne de la production à gros budget à laquelle on a droit en ce moment. Un bon moment de détente, à partager entre amis, mais loin de révolutionner le cinéma moderne. A quand le chef d'oeuvre, Mr Abrams ?

note : II

A.C. de Haenne

A lire : la chronique de Blop, sur son blog

Ce visionnage de rattrapage s'est effectué durant la Fête du Cinéma et s'inscrit dans le cadre du fameux challenge Summer Star Wars 1 !


Commentaires

  1. J'ai vu ce film samedi soir, et ton compte rendu correspond exactement à ce que j'en ai pensé, casting compris ;)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu m'en vois ravi ! Ce que je pourrais reprocher à Abbrams, c'est son côté un peu lisse, correspondant exactement à ce que veulent les studios. A ce niveau, c'est un peu dommage je trouve.

      A.C.

      Supprimer
  2. Personnellement, n'ayant pas aimé le premier, le numéro deux ne me tente pas trop. Surtout quand je lis: «un spectacle qui va à cent à l'heure, ne laissant jamais le temps au spectateur de reprendre son souffle».

    Sans être moi non plus un Trekkie, je ne vois pas du tout l'intérêt d'avoir «rebooté» Star Trek. Il aurait été préférable de créer un monde nouveau, qu'on aurait pu prendre plaisir à découvrir. Parce que là, ça sent quand même le mauvais réchauffé, et ce genre de plats, Hollywood ne nous en sert que trop ces derniers temps. Pour rester dans la métaphore culinaire, toutes ces reprises me font penser à un grand chef qui au lieu d'innover ne ferait que recycler de vieilles recettes en leur ajoutant trop d'épices.

    RépondreSupprimer
  3. Ben oui, je ne peux qu'être d'accord avec toi ! C'est tellement vrai qu'ils ont même réussi à rebooter la franchise Spiderman moins de dix ans après les films de Sam Raimi. Pour Hollywood, faire du neuf avec du vieux, peut-être est-ce une manière de rassurer les nouvelles générations avec des choses qui ont déjà fonctionner. C'est clair que les histoires originales, hors prequel, sequel, reboot ou remake, se font de plue en plus rares.

    A.C.

    RépondreSupprimer

Publier un commentaire