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lundi 22 août 2016

La tour de Babylone (Stories of your Life and Others), par Ted Chiang

Né en 1967, Ted Chiang est un écrivain de SF américain. Prolixe n'est vraiment pas l'adjectif qui le qualifierait le mieux. En effet, entre 1990 et 2015, il n'a publié que quinze nouvelles, dont un peu plus de la moitié sont réunies dans le présent recueil (initialement paru chez Denoël, dans la collection Lunes d'encre). Les différentes traductions de ces textes sont dues à Pierre-Paul Durastanti et Jean-Pierre Pugi :

illustration de Manchu
1 - La Tour de Babylone (Tower of Babylon) - trad. Pierre-Paul Durastanti

2 - Comprends (Understand) - trad. Jean-Pierre Pugi

3 - Division par zéro (Division by Zero) - trad. Jean-Pierre Pugi

4 - L'Histoire de ta vie (Story of Your Life) - trad. Pierre-Paul Durastanti

Louise Banks, linguiste réputée, est embauchée par le gouvernement (via les militaires) pour décrypter le langage des extra-terrestres qui viennent de débarquer sur Terre.  Comment comprendre une langue à mille lieues de nos repères habituels, surtout quand on ne possède aucun modèle de référence ? Qu'attendent de l'Humanité ces êtres venus d'outre-espace ? Même si elle est aidée dans sa tâche par un physicien, le défi pour la linguiste est immense, mais tellement beau...
Plus long texte de tout le recueil, cette Histoire de ta vie aborde le thème de l'altérité de manière assez subtile. Mais ce qui rend unique cette novella, c'est sa forme. En effet, quand Louise Brooks décrit son patient travail de décryptage du langage extra-terrestre, elle le fait à la première personne, au passé. Entre ces descriptions s'insèrent des textes où cette même Louise Banks parle à sa fille à naître (et à mourir, dans une sorte de compte-à-rebours pré-cognitif assez troublant). Très déconcertante au début, cette forme particulière donne toute sa force à un texte magnifique qui nous interroge sur notre condition d'êtres humains.
A signaler qu'en décembre 2016 sort sur nos écrans une adaptation cinématographique signée Denis Villeneuve (Incendie, Prisoners, Enemy, Sicario...), avec la magnifique Amy Adams pour interpréter le rôle de Louise Banks. A voir, donc, comment un réalisateur intéressant peut s'emparer d'un matériau aussi complexe et assez éloigné des standards hollywoodiens pour en faire son oeuvre propre...
illustration de Manchu

5 - Soixante-douze lettres (Seventy-Two Letters) - trad. Jean-Pierre Pugi

6 - L'Évolution de la science humaine (The Evolution of Human Science / Catching Crumbs from the Table) - trad. Pierre-Paul Durastanti

7 - L'Enfer, quand Dieu n'est pas présent (Hell is the absence of God) - trad. Pierre-Paul Durastanti

8 - Aimer ce que l'on voit : un documentaire (Liking what you see, a documentary) - trad. Jean-Pierre Pugi

9 - Notes sur les textes - Notes, trad. Pierre-Paul Durastanti & Jean-Pierre Pugi



La tour de Babylone (Stories of your Life and Others) - Gallimard FolioSF - traductions de Pierre-Paul Durastanti et Jean-Pierre Pugi - 416 pages - F8 - D.L. : avril 2010

A signaler un avis constrasté (mais pas sur la nouvelle chroniquée ici) de Gromovar, sur son blog...

Ray's Day : lisez des livres !

Depuis quelques années déjà, une sorte de fête de la lecture et du livre dans tous ses états s'est mise en place sur l'internet de manière non institutionnelle. Il s'agit du Ray's Day. Pour faire une petite explication de texte, Le Jour de Ray célèbre l'anniversaire du grand auteur de fantastique et de science-fiction qu'était Ray Bradbury. Auteur, entre autres, du célébrissime Fahrenheit 451 (qu'on ne présente plus). Décédé en 2012, l'écrivain américain aurait eu 96 ans aujourd'hui. Alors, pour lui rendre hommage, lisez, faites lire, achetez des livres, donnez-en, parlez de votre livre préféré, de celui que vous détestez le plus, etc. En ce jour de fête, il faut faire en sorte que le livre, objet merveilleux s'il en est, soit au coeur du monde et inonde la toile !
Pour ma part, j'ai choisi de parler du tout dernier livre que j'ai lu. En fait, non (parce que je ne fais rien comme les autres, si, si), je vais plutôt vous parler de la toute dernière novella que j'ai finie de lire, aujourd'hui même. En suivant ce lien, vous pourrez aller lire cette chronique inachevée du recueil, mais aboutie de L'Histoire de ta vie, par Ted Chiang...


vendredi 5 août 2016

Suicide Squad

Pour faire face à une menace "aussi énigmatique qu'invisible", Amanda Waller décide de mettre en place le Projet X. Ainsi réunit-elle la pire engeance qui se trouve enfermée au pénitencier ultra-secret de Belle Reve pour en faire un escadron prêt à tout. Et les soucis ne tardent pas à arriver sous les traits d'un dieu antique qui ravage la ville de Midway City. Réveillé par sa soeur, l'Enchanteresse, que Waller était censée dominer, la déité créé une armée avec ses habitants. Supervisé par le colonel Flagg et son équipe, l'escadron de super-vilains embarquent pour une mission suicide : récupérer une personne d'une importance capitale...

Suicide Squad (2016, 2h10), film américain de David Ayer, avec Margot Robbie, Will Smith, Jared Leto, Viola Davis, Joel Kinnaman...

[ATTENTION ! CHRONIQUE NON GARANTIE SANS SPOILERS !]

A première vue, ce Suicide Squad depuis très longtemps attendu est un bon film avec un casting bien trouvé (Smith et Robbie en tête), de beaux gun fight et d'impressionnants effets visuels. La réalisation est plutôt bonne, on a droit à quelques moments d'émotion et on laisse échapper des éclats de rire à de nombreuse reprises. On passe un agréable moment et la musique est bonne... Bon, faut pas être trop exigeant non plus, mais on a connu bien pire en matière d'adaptation de comics (suivez mon regard à droite et surtout à gauche).

Parce que, malheureusement, si on gratte un petit peu la surface, on se rend vite compte de l'ineptie du scénario, du (re)montage à la hache et de la sous-exploitation honteuses de certains personnages... mais n'anticipons pas, développons plutôt.

Le scénario. Basé sur la série de comics éponyme (créée en 1959 par John Ostrander et Jeff Giffen, elle n'aura sa BD consacrée qu'à partir de 1987), il ne reprend que quelques super-vilains pour en faire une histoire à part entière (à signaler la sortie d'une série "Suicide Squad Movie 2016" ; c'est le serpent qui se mord la queue). Cette idée de prendre les pires criminels (dont certains sont des méta-humains) qui n'ont pas froid aux yeux (oui, petite référence à El Diablo, l'agent pyro-technique de la bande) pour lutter contre un mal pire que celui engendré par eux m'a paru assez originale, surtout dans un long-métrage hollywoodien. Sur cette base, le scénario signé par le réalisateur (film d'auteur ?) et Justin Marks nous révèle de manière plus ou moins subtile les éléments de l'intrigue principale (la menace aussi énigmatique qu'invisible évoquée par Amanda Waller pour justifier la création de l'escadron suicide) et de la secondaire (Le Joker qui veut retrouver sa Dulcinée). Sauf que le péril encouru par la population de Midway City est généré par la bêtise d'Amanda Waller qui n'a pas su gérer sa créature, l'Enchanteresse. Devant le conseil de sécurité, elle prédit donc un danger qu'elle va elle-même mettre en oeuvre (involontairement) et justifier la création du Projet X... Une prophétie auto-réalisatrice est tout de même une base d'histoire un peu limitée. D'autant que le but final de la Suicide Squad n'est pas d'aller sauver la population de la destruction de sa ville, mais de mettre hors de danger... Amanda Waller ! WTF !


Le montage. Comme on le sait (ou pas), l'industrie hollywoodienne du cinéma est affaire de studios. Les producteurs y ont tous les droits (ou presque) et les réalisateurs sont relégués au statut de simples faiseurs à qui il est demandé de limiter au maximum les idées originales. A coup de compromis, certains metteurs en scène doivent se battre pour obtenir le fameux final cut (comme David Fincher qui négocia ce graal sur The Social Network en acceptant que son film ne dépasse pas les deux heures), tandis que d'autres (je pense en particulier à Nolan et à Paul Thomas Anderson) gardent les pleins pouvoirs et font des films qui dépassent allégrement les 2h30 de durée. Or, ici, avec ses 2h10 (alors qu'on aurait pu s'attendre à au moins vingt bonnes minutes de plus), Suicide Squad patit d'un évident manque d'ampleur. Sur ses scènes d'exposition du départ, où seulement deux personnages ont droit à une "bio" (on reviendra sur ce scandale un peu plus tard...) et sur la scène finale (pas si mal que ça, au vu des derniers films de super-héros récents) qui est un peu bâclée, surtout dans sa résolution. On ressent avec douleur que le réalisateur (David Ayer, scénariste de presque tous ses films, mais aussi celui de U-571 et de Training Day) n'a pas eu les coudées franches. Il a même été de notoriété publique que ce film a été remonté plus d'une fois, la version finale ne plaisant pas à la Warner. Bref, du sabotage !


Les personnages sous-exploités. Si Deadshot et Harley Quinn sont les personnages les mieux mis en valeur dans ce film, c'est avant tout parce qu'ils ont été soigneusement casté. Will Smith fait un retour fracassant (après le lamentable film scientologue...) dans un rôle d'anti-héros au grand coeur qui lui va bien : carré, efficace, il a les épaules pour endosser le costume de Deadshot et il le fait à la perfection. En Harley Quinn, Margot Robbie n'est pas mal non plus. Sexy en diable et complètement déjantée, elle est parfaite en femme du Joker. Et c'est là que le bât blesse. Attention, non pas que Jared Leto soit une erreur de casting. A mon goût personnel, je le trouve parfait dans cette nouvelle incarnation du Joker. Parce que, franchement, il fallait passer après Jack Nicholson et, surtout, Heath Ledger. Le seul soucis, c'est qu'on a la désagréable impression que le réalisateur ne savait pas quoi faire de cette créature aux multiples possibilités, de ce diable qui sort de sa boîte à tout moment, prêt à faire exploser sa folie à la face du monde. Ce n'est pas du tout la faute de l'acteur, qui tient vraiment son rôle comme il faut... Et les autres super-vilains, où sont-ils ? A part peut-être El Diablo qui sort son épingle du jeu, tous les autres sont inexistant, ou peu s'en faut. Bon, d'accord, Captain Boomerang aime les licornes roses, mais après, quoi ? Et là où un type comme Joss Wheedon réalisait l'exploit de donner sa place à chacun des Avengers dans le premier film de la série, ici seulement deux s'en sortent et c'est une des plus grandes faiblesses de ce film. Dommage.

Au final, voilà bien un film étonnant. En le voyant, je n'ai pas eu cette impression de nullité effarante qui me prend parfois en voyant certains films (suivez mon regard) et qui me fait regretter amèrement d'avoir payé ma place. Non, là j'ai plutôt eu l'impression de passer un agréable moment... Mais en y repensant et en rédigeant cette chronique, je me dis qu'il y avait tellement mieux à faire (surtout avec un budget aussi conséquent que 175 millions de $ !). Aussi, un seul mot me vient à l'esprit : ratage. Ce n'est pas encore avec celui-ci que DC Comics (par le biais de la Warner) rivalisera avec Marvel. Le prochain, peut-être ?

note : II (parce que, franchement, y'a de bons trucs quand même)

A.C. de Haenne

P.S. : restez jusqu'à la fin si vous aimez Ben Affleck...

samedi 30 juillet 2016

Le Cycle de Tschaï, tome 1 : Le Chasch (City of the Chasch), par Jack Vance

Alors qu'ils sont dans une navette pour une mission d'exploration de la planète Tschaï, les deux terriens Waunder et Reith assistent impuissants à la destruction de leur vaisseau, l'Explorateur IV. Echoué à la surface de Tschaï, Adam Reith ne peut rien faire quand son comparse est assassiné sous ses yeux, ni lorsqu'il est fait prisonnier par les étranges Hommes-Emblêmes, l'une des très nombreuses variétés d'extra-terrestres qui peuplent la planète. Dès lors, Reith n'aura qu'une idée en tête : retrouver sa vedette et quitter cette planète...

illustration de Caza
Ce n'est pas le premier roman de Vance que je lis. Après La Planète Géante et Cugel l'astucieux, voici donc le troisième livre de l'auteur étasunien né en 1916 et décédé en 2013 (oui, à l'âge canonique de 96 ans !) que j'ai eu le plaisir de tenir entre mes mains. Le présent roman fait partie d'une tétralogie que les éditions J'ai lu (par le biais de sa très bonne collection Nouveaux Millénaires) ont eu l'excellente idée de réunir en un superbe omnibus. Mais afin de faire durer le plaisir, je ferai quatre chroniques différentes, au fur et à mesure de mes lectures de ce beau petit pavé de presque 800 pages. Ici parlerai-je donc de Le Chasch, le premier tome du cycle de Tschaï.

Si le pitch du roman qui nous intéresse ici présente des simillitudes avec celui de La Planète Géante (un vaisseau qui s'échoue, un terrien qui réalise tout un périple afin de rentrer chez lui), il est tout de même assez différent. D'autant que contrairement à la Planète Géante (je ne me souviens plus si celle-ci possède un nom propre) qui est officiellement une très ancienne colonie de la Terre, Tschaï n'est pas censé avoir un lien avec elle. Pourtant, le mystérieux message reçu par les habitants de la Terre deux cents ans plus tôt, qui est à l'origine de l'arrivée du vaisseau et de la mission d'exploration, risque d'avoir une importance dans les prochains tomes (dans celui-ci, notre héros ne fait que l'évoquer, y réflechir, mais on sent qu'il fera l'objet d'une révélation future). Beaucoup de choses sont mises en place dans ce livre car Jack Vance fait preuve d'une imagination débordante. Elle lui permet d'ailleurs de décrire des sociétés extra-terrestres assez fouillées, très différentes les unes des autres. Néanmoins, on sent que Vance en a encore sous la pédale (pour parler trivialement). Les aventures sont nombreuses et on ne s'ennuie jamais tout le long de ces 200 pages. Si l'écriture vancienne paraît simple à première vue, elle est surtout d'une efficacité incroyable. Sans fioriture, elle permet à l'auteur d'aller à l'essentiel. Pour le plus grand plaisir du lecteur.
illustration de Caza

Pour conclure, je ne peux que conseiller ce roman qui ravira tout lecteur à la recherche d'aventures et de dépaysement. Datant tout de même de 1968, j'ai été agréablement surpris de constater à quel point il n'a pas pris une ride. La traduction de Michel Deutsch n'a été "que" revisée par Sebastien Guillot, signe que dès le départ, elle reflétait un aspect "moderne". D'ailleurs, la collection dirigée par Thibaud Eliroff n'hésite pas à ressortir des oeuvres patrimoniales avec de nouvelles traductions, quand cela est jugé nécessaire. Cette édition est réhaussée d'une superbe illustration de Caza, un habitué de Vance en général et du cycle de Tschaï en particulier. Dans une intéressante préface, il explique très bien le lien particulier qu'il a, depuis le début, noué avec cette magnifique saga de planet opera.

Tschaï - J'ai Lu - collection Nouveaux Millénaires - traduction de Michel Deutsch (révisée par Sebastien Guillot) - 800 pages - 25€ - D.L. : janvier 2012

note : III

A.C. de Haenne

Cette chronique a été écrite dans le cadre de deux challenges différents :

Tout d'abord le Summer Star Wars 7 :











vendredi 29 juillet 2016

Deadpool

Wade Wilson est un ancien mercenaire qui rencontre une prostituée, Vanessa Carlysle. Elle renonce à son métier pour vivre avec lui. Un an plus tard, alors qu'il s'apprête à demander la main à sa bien-aimée, Wilson découvre qu'il est atteint d'un cancer en phase terminale. C'est alors qu'il fait la connaissance d'un étrange homme en noir qui lui propose de guérir son cancer. Après réflexion, il finit par accepter. Mais il se fait séquestrer, devenant l'objet d'expériences scientifiques. Après s'être échappé du laboratoire où il a subi maintes tortures, Wade Wilson devenu Deadpool n'a plus qu'une idée en tête : se venger de l'homme qui l'a défiguré : Ajax...

Deadpool (2016, 1h48), film américain de Tim Miller, avec Ryan Reynolds, Morena Baccarin, Ed Screin, T.J. Miller...

Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce Deadpool ne ressemble à aucun des autres films de super-héros qui ont pu sortir sur nos écrans depuis un certain temps maintenant (dans la phase "moderne", que l'on peut commencer avec le X-Men de Brian Synger, qui date de 1999), et il y en a un sacré paquet ! Dans son ton totalement décalé et dans ce qu'il raconte, on peut dire sans soucis que ce film est unique. Parce qu'en fait de super-héros, Deadpool est plutôt un anti-héros. Pour lui, rien n'est trop beau pour une "bonne" blague, voire une farce de mauvais goût. C'est très certainement le décalage de ton qui a permis à ce film de parvenir tout en haut du box office de cette première partie de 2016. Malgré un sévère handicap aux USA où il a été classé "interdit aux moins de 17 ans". Un comble quand on sait que le public cible de ce genre de production est habituellement les adolescents.

Mais ce film vaut-il toutes les éloges qu'il a reçu après sa sortie ? Très certainement, on peut qualifier ce long-métrage de très bon "petit" film. Loin des super-productions habituelles, Deadpool n'est quand même pas un film fauché. Mais là où il reçoit un budget de 58 millions de $, un film comme X-Men : Apocalypse se voit attribuer trois fois plus d'argent. Et cela se voit à l'écran : pas de star, pas d'effets visuels et pyrotechniques incroyables. Oh il y en a, mais le réalisateur a dû beaucoup réfléchir pour user de son budget réduit à bon escient. Il l'a mis notamment dans une scène d'introduction/générique à couper le souffle, très certainement la meilleure partie du film (le réalisateur Tim Miller avait d'ailleurs été remarqué pour sa réalisation du générique du Millénium de David Fincher). Le manque de moyens oblige donc Tim Miller a faire preuve de beaucoup d'imagination dans sa réalisation. La plupart du temps, cela fonctionne parfaitement. A part peut-être vers la fin où la mise en place de l'inévitable scène de combat final avec le grand méchant m'a parue quelque peu bâclée. Avec un montage très bizarre... Heureusement, le scénario tient à peu près la route. Sans être révolutionnaire, il est assez malin pour tenir le spectateur en haleine, lui réservant quelques petites surprises bien senties. 

Pourtant, je dois bien confesser une grosse déception à propos de ce film. Dans le générique du début, une promesse est faite au spectateur attentif. Donc, si on lui promet une "guest star", il est en droit de l'avoir. Or, il est de notoriété publique (au-delà en tout cas de la simple sphère des comics) que le "pire ennemi" de Deadpool n'est pas un méchant, mais Wolverine himself ! Et après presque deux heures de film, point de Logan aux rouflaquettes et griffes en adamantium... Mais à la place, un Colossus de synthèse (la meilleure incarnation de Piotr Raspoutine sur grand écran jusqu'ici, même s'il m'a paru un peu trop benêt) qui a dû coûter moins cher en droit et en salaire... Bref, déçu j'ai été à la fin de ce film de ne pas avoir vu Hugh Jackman incarnant notre super-héros immortel.


Mais passé cette déception et au-delà des petits défauts dus au manque de budget, j'ai quand même beaucoup apprécié ma séance ! Deadpool reste un film fun, décalé et sans concession (enfin, pas tant que cela, mais je n'ai pas trop envie d'entrer dans des détails secondaires). Il donne une vision un peu neuve du super-héros sur grand écran. En espérant qu'il donne des idées à d'autres...

note : III

A.C. de Haenne



jeudi 28 juillet 2016

Anansi Boys, par Neil Gaiman

[Chronique écrite pour la revue Bifrost, elle sera lisible ici à partir du mois d'avril 2017 ; pour le moment, on peut la consulter en ligne, sur le site du Bélial']

Anansi Boys - J'ai Lu - 384 pages - 7,60€ - D.L. : avril 2008

note : II

A.C. de Haenne

American Gods, par Neil Gaiman

[Chronique écrite pour la revue Bifrost, elle sera lisible ici à partir du mois d'avril 2017 ; pour le moment, on peut la consulter en ligne, sur le site du Bélial']

American Gods - J'ai Lu - 608 pages - 8,90€ - D.L. : novembre 2007

note : IV

A.C. de Haenne