Coraline

Coraline est une petite fille qui s'ennuie dans sa nouvelle maison. Ses parents,  qui viennent d'emménager à la campagne pour y rédiger un guide de botanique, n'ont pas le temps de s'occuper d'elle. Pour passer le temps, elle visite l'immense demeure et ses étranges locataires : Misses Forcible et Spink, M. Bobo. Et puis elle découvre une porte qui débouche sur un monde qui ne fait pas partie de la réalité...

Coraline est tout d'abord un livre écrit en 2002 par l'auteur britannique Neil Gaiman. C'est aussi une adaptation cinématographique, sous la forme d'un film d'animation, signé par Henry Selick (le papa de L'Etrange Noël de monsieur Jack) et sorti sur les écrans en 2009.

Court roman de 160 pages seulement, le livre de Gaiman se lit avec une facilité déconcertante. Il faut dire qu'il s'adresse à un public jeune. Pourtant, contrairement à ce qu'on rencontre trop souvent en littérature jeunesse, Coraline n'est pas une oeuvre mièvre. Bien au contraire, les thèmes abordés sont forts, intenses. Il est question d'amour filial, de mère possessive, d'enfants fantômes, etc. Certaines images décrites peuvent, j'imagine, marquer fortement le jeune lectorat, habitués à moins de noirceur.

Et c'est bien cette noirceur qu'on retrouve dans le film de Selick, vraiment très fidèle. A une exception près. En effet, le réalisateur, qui a a co-scénarisé le film (avec Neil Gaiman himself), a introduit dans son histoire un nouveau personnage qui n'existait pas dans le roman. Wybie Lovat est un jeune garçon avec qui Coraline va sympatiser. Dans les bonus, Neil Gaiman explique qu'il comprend tout à fait ce parti-prix du réalisateur. En effet, autant dans le livre, Coraline peut se demander ce qui se passe par la pensée. Dans le film, rien de mieux qu'un garçon de son âge pour amener les scènes d'exposition.

Voilà donc bien l'exemple parfait d'adaptation réussie. Il faut dire que quand la matière d'origine est bonne, il est très difficile de rater une adapation. En fait, si... Les exemples sont si nombreux. Là, il faut louer le talent du réalisateur et de toute l'équipe (les bonus du DVD sont très parlants) qui ont fait de Coraline un magnifique conte noir. A voir absolument, avec ou sans enfants (Attention ! Certaines scènes peuvent être choquantes et il vaut mieux réserver ce film aux enfants de plus de huit ans).

note : III

A.C. de Haenne

Chronique réalisée à l'occasion du défi Adapte-moi si tu peux :


Commentaires

  1. C'est vrai que c'est une très bonne adaptation en toute objectivité (et un très beau film en plus, ne serait-ce que pour l'univers et la technique).
    Après je me souviens n'avoir pas forcément beaucoup accroché à la première séance, il me manquait cruellement la narration de Neil Gaiman (la voix de l'auteur est très présente dans ce roman, du coup forcément en film il m'a manqué un narrateur ^^)

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    1. Pour une fois que je lisais le livre avant de voir le film, j'étais content. Je crois qu'il faudrait toujours faire cette démarche, même si ce n'est pas toujours facile.

      A.C.

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