Star Wars VI : Le Retour du Jedi

Aidé par ses amis, Luke Skywalker se rend dans le palais de Jabba the Hutt pour négocier la liberté   du capitaine Han Solo. Après quelques péripéties, il le délivre enfin. Ainsi réunis, ils retrouvent la base rebelle où on leur apprend que l'Empire Galactique est en train de construire une nouvelle Etoile Noire, visiblement opérationnelle. Une nouvelle bataille, peut-être la dernière, les attend sur la lune forestière d'Endor...

Star Wars VI : Le Retour du Jedi (1983, 2h11), film américain de Richard Marquand, avec Mark Hamill, Harrison Ford, Carry Fisher...

Voici donc le film qui clôt (en beauté) la célèbre trilogie inter-galactique Star Wars. Certes celui-ci n'a pas les qualités scénaristiques et de mise en scène du deuxième opus, mais il conserve tout de même toute la magie, ce goût d'aventure, et ces belles images qui vous restent collées à la rétine longtemps après la toute fin du générique. Film enlevé qui va à cent à l'heure, il commence en revenant là où tout avait commencé : la planète Tatooïne. Car avant toute choses, nos héros se doivent d'être de nouveau tous réunis. Cela nous vaudra donc une magnifique scène de sauvetage (honteusement pompé par ici, à moins que ce soit une référence en forme d'hommage...) tout en rythme qui a un petit côté Indiana Jones... 

Le Retour du Jedi, c'est aussi un Luke Skywalker au top de sa forme, auréolé d'un charisme impressionnant (dommage que Mark Hamill, après ce film, n'a pas fait la carrière qu'il méritait) parce qu'il a parachevé sa formation Jedi. Bon, pas tout à fait puisqu'il doit encore se confronter à son plus grand ennemi. Cela sera fait avec une scène d'anthologie où Luke, en affrontant une toute dernière fois Dark "Je suis ton père" Vador et l'Empereur, devra lutter contre le côté obscur, c'est-à-dire la part la plus noire de lui-même. Loin de la philosophie mystique de bazar de la trilogie récente, cette nouvelle confrontation oedipienne est très intéressante. Et comme elle se joue avec en arrière-plan une magnifique scène de bataille spatiale, on se trouve dans le haut de gamme.

Et pendant ce temps là... les compagnons de Luke font mumuse avec des peluches. Euh, pardon, le général Solo mène ses hommes, aidés par les grands guerriers Ewoks jusqu'à la victoire finale. Bon, c'est clair que cette bataille sur la lune d'Endor n'est pas ma scène préférée, mais bon...

Voilà, on est loin du chef d'oeuvre (comme pouvait l'être l'Empire contre-attaque), mais on a là un très bon divertissement qui nous laisse un arrière-goût de nostalgie. Et une question nous taraude : pour quelle raison George Lucas a-t-il perdu son talent après cette magnifique première trilogie ? Je sais, ce n'est certainement pas ici qu'on résoudra cette énigme digne du mystère du Triangle des Bermudes ou bien celui de l'Atlantide, mais je me devais, à l'occasion de ce superbe challenge Summer Star Wars VI (le bien nommé), de relancer le débat.



note : III

A.C. de Haenne






Commentaires

  1. Bah je pense que l'Empire contre attaque et Le Retour du Jedi ont beaucoup gagné à être co-écrits, et réalisés par d'autres réalisateurs. Du coup le 1er (enfin le 4e) fait presque figure d'anomalie, bon film écrit et réalisé par Lucas himself.

    Je pense surtout qu'en 20 ans, il ne s'est pas forcément rendu compte que les fans avaient grandi. Et accessoirement c'était ptêtre pas facile de l'écrire, la transformation de Vador.

    Bon faudrait que je me trouve un créneau pour les revoir ces 3 là, tu as réveillé mes envies de SW, c'est malin :P

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    1. Non, ce n'est pas malin (en tout cas, il n'y a pas de plan diabolique de ma part), mais tu m'en vois ravi. Comme je le dis souvent, quand je parviens par mes articles à donner envie de (re)lire/(re)voir une oeuvre littéraire/cinématographique, je trouve que ma "mission" est remplie !

      A.C.

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