Star Wars V : L'empire contre-attaque

Sur la planète glaciale Hoth, où les Rebelles se sont réfugiés, Luke Skywalker part en reconnaissance. Alors qu'il croit avoir repérer un objet (en réalité, il s'agit d'une sonde de l'empire galactique) sur cette planète censément déserte, il se fait surprendre par un wampa, qui veut en faire son repas. Il en réchappe de justesse, mais est pris dans une tempête ; c'est le capitaine Han Solo qui le sauve. Avant d'être détruite par Solo, la sonde parvient à envoyer les coordonnées de la base rebelle...

Star Wars, épisode V : L'empire contre-attaque (1980, 2h04), film américain de Irvin Kershner, avec Mark Hamill, Harrison Ford, Carry Fisher...

Attention, chef d'oeuvre ! Voici bien le meilleur film de space opera jamais produit au monde (et je pèse mes mots).

Quand on sait que c'est Leigh Brackett elle-même (on en avait déjà parlé là...) qui est à l'origine du scénario de ce film, finalisé par Lawrence Kasdan, on peut s'attendre à ce que les grosses ficelles de l'épisode IV ne soient plus qu'un lointain souvenir. Eh bien, notre espoir ne sera pas vain... Et comme en plus, lassé par la mise en scène après le tournage catastrophique d'Un nouvel espoir, George Lucas a laissé les rênes à Irvin Kershner (disparu en novembre 2010). Franchement, on y gagne au change.

Dans cet épisode, aucune scène d'exposition inutile. On connait les personnages principaux, et de quoi il en retourne (à peu près). Le spectateur se trouve donc directement dans le vif du sujet. La bataille sur la planète Hoth (joli oxymore pour une planète glacée) est magnifique. On a même droit à l'introduction de nouvelles machines de guerre impériales, les à présent fort fameux Bipodes et Quadripodes. Ce film regorge d'inventivité et de créativité, ça va à 100 à l'heure.

Et puis, il y a surtout ces scènes qui font désormais partie de la mythologie Star Wars (à ce niveau-là d'ailleurs, jamais une saga n'aura été aussi riche). La poursuite de l'apprentissage Jedi par Luke, et l'introduction pour l'occasion d'un tout nouveau personnage (oui, je mets de côté la récente trilogie !), Maître Yoda. C'est alors qu'on se rend compte que Luke Skywalker est à la croisée des chemins (toujours les archétypes de la Fantasy), et qu'il doit faire un choix. Laisser parler la fougue de l'adolescent qui reste encore en lui, et aller sauver ses amis (qui, bien sûr, ne peuvent s'en sortir par eux-mêmes...), ou écouter la sagesse de l'adulte responsable qu'il est appelé à devenir, et terminer sa formation auprès de son maître. L'autre scène mythique, c'est bien évidemment la confrontation oedipienne entre Dark Vador et Luke... Mais je n'en dis pas plus pour ne pas gâcher le plaisir aux rares chanceux qui n'auraient pas vu ce film (et pas vu non plus la nouvelle trilogie qui, outre qu'il s'agit d'une belle escroquerie, fait perdre tout son sens dramatique à ce film).

Voilà, il y aurait tant de choses à dire sur ce film (et qui ont été dites mille fois) que je ne vois pas trop l’intérêt d'en faire des tartines. En le revoyant à l'occasion du challenge Summer Star Wars VI, j'ai pris un énorme plaisir, d'autant que c'était l'occasion de le faire découvrir à ma fille. Je me rends ainsi compte que si j'avais pu le voir au cinéma à l'époque de sa sortie, ça aurait été à l'âge qu'elle a en ce moment. Car c'est bien là mon seul regret concernant ce film : n'avoir jamais pu le voir sur grand écran.



note : IV

A.C. de Haenne

Commentaires

  1. Cet épisode est aussi mon préfère de la trilogie historique ( ne parlons pas de la nouvelle...)
    J'ai eu la chance de pouvoir le voir sur grand écran en 1996 lors de la sortie de la version revue par Lucas....et effectivement ça vaut vraiment le coup (désolée de remuer le couteau dans la plaie).
    Après ça je m'étais précipitée sur les romans qui dans les premiers temps étaient vraiment bons, car écrits par de vrai romanciers reconnus..puis est arrivé Anderson, le même qui a sévi avec les prequelles de Dune, et le niveau des romans a chuté....
    Enfin bref, ça fait longtemps que je n'ai pas revu ce film et ton post m'en donne envie ;)

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    1. Tu m'en vois ravi ! C'est le plus beau compliment qu'on puisse me faire...

      A.C.

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  2. Un excellent film puisque les méchants gagnent à la fin. :) (critère totalement objectif)(si si)

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    1. Et je crois que tu as raison, ça participe à l'excellence de ce film qui, pour le deuxième d'une trilogie, déroge à la règle qui veut que le deuxième est toujours moins bon que le 1er et 3ème...

      A.C.

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  3. Je l'ai vu une fois sur grand écran (ils l'ont passé au festival Jules Verne en 2010), c'était juste magnifique en dépit de la pauvre qualité sonore.

    En tout cas je suis tout à fait d'accord avec toi, c'est un petit chef d'oeuvre dont je ne me lasse pas, y'a une espèce de force mythique qui porte l'ensemble, c'est juste impressionnant.
    (et effectivement le fait que ce soit le volet le plus sombre joue sûrement dans son succès, c'est rarement les jolies petites histoires toutes roses qui nous marquent le plus).

    En parlant de Luke, je trouve marrant de comparer son parcours à celui de son père dans la nouvelle trilo, parce que finalement quand il part faire des conneries (sauver Han et Leia même si Yoda lui dit expressément de le faire), ça m'a frappé de remarquer à quel point il garde une loyauté envers ses maitres (il dit qu'il reviendra, et il ne se laisse pas franchement tenté par le Dark Side), alors qu'Anakin a tendance à tout jeter aux orties à la première occasion pour n'en faire qu'à sa tête...
    Pardon j'ai tendance à toujours m'étaler quand je parle de cet épisode xD

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    1. Étale-toi ! Il n'y a pas de soucis. Si je le pouvais, je t'offrirais même une boisson fraîche !
      C'est vrai que ton parallèle entre Anakin/Luke Skywalker est intéressant. Ce ne sont peut-être que des détails que tu soulignes là, mais ces détails participent grandement à leur divergence finale.

      A.C.

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