Le guide galactique (The Hitch Hiker's Guide to the Galaxy), par Douglas Adams

Arthur Accroc se réveille un matin avec une drôle de sensation : quelque chose ne va pas. Mais il a beau se triturer les méninges, il ne comprend pas ce qu'il se passe. Il finit tout de même par saisir la situation : des ouvriers sont à l'extérieur de chez lui, prêts à raser sa maison. Forcément, lui ne veut pas, d'autant qu'il affirme au chef des travaux qu'il n'a pas été mis au courant. Arrive alors son meilleur (puisque seul) ami Ford Escort qui lui explique qu'il ne faut pas qu'il s'en fasse pour sa maison car c'est la Terre tout entière qui va bientôt être détruite...

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Dans une note préalable, l'éditeur nous apprend que ce roman de Douglas Adams, tiré d'un feuilleton radiophonique, n'a pas pu s'intituler "Le Guide du routard galactique" ou "Le routard galactique" à cause d'une sombre histoire de droits. Passons.

illustration de Joëlle Coulombeau
J'avoue avoir découvert H2G2 (pour The Hitch Hiker's Guide to the Galaxy) grâce au film qui a été tiré des deux premiers romans de Douglas Adams, avec dans le rôle de Arthur Accroc (bon, j'ai l'impression qu'ils ont ensuite changé ce patronyme en Arthur Dent, mais je préfère utiliser la dénomination du présent roman) le très bon Martin Freeman. A sa sortie en 2005, le film réalisé par Garth Jennings n'a, semble-t-il, pas rencontré son public (comme on dit de façon euphémisante) et n'a pas eu de très bonnes critiques. Pour ma part, j'avais trouvé le long-métrage plutôt drôle et assez bien trouvé, d'autant que le casting de choix (Freeman déjà cité, John Malkovitch, Sam Rockwell, etc.) était assez bien trouvé.

C'est à l'occasion du challenge Summer Star Wars que je me suis dit qu'il serait intéressant de me lancer (enfin) à l'assaut de la saga culte, dont les cinq premiers épisodes ont été écrits par Douglas Adams (décédé en 2001) et un dernier, paru chez nous en Lunes d'encre, qui est dû à la plume d'Eoin Colfer. Et, franchement, je ne regrette pas. Même si on retrouve bien la trame dévoilée (du moins pour ma part) par le film (avec du recul je trouve l'adaptation plutôt réussie), il y a dans le roman d'Adams un petit plus qu'on ne peut absolument pas rendre à l'écran : les jeux de mots et autres calembours totalement improbables (et pourtant hilarants), du style : "chez certains en effet, le doigt de porc Tau d'Anzin vert représente un apéritif révoltant quoique fort prisé...". Et c'est dans ce tout premier tome de cette saga inter-galactique que nous est révélée la fameuse réponse à la grande Question de la Vie, de l'Univers et du Reste, je veux bien sûr parler de quarante-deux. Grande référence geek s'il en est.

Bref, un très bon moment de lecture, même si le style n'est pas transcendant et que l'intrigue est un peu tarabiscotée. Mais l'essentiel n'est pas là : avec H2G2, on tient assurément entre les mains un petit bijou d'humour anglais. Et quoi de mieux dans la vie qu'un petit morceau d'humour so british ? Pourtant, comme le dirait si bien Marvin, le robot déprimé : "La vie... ne me parlez pas de la vie."

Le guide galactique (The Hitch Hker's Guide to th Galaxy - 1979) - 224 pages - D.L. : février 1996 - trad. : Jean Bonnefoy

note : III

A.C. de Haenne


Commentaires

  1. Y'a humour anglais et humour anglais en même temps. J'ai moyennement accroché à la saga parce que ça joue vraiment sur le non-sense, et l'absurde vraiment absurde c'est pas trop ma came. Pi comme tu dis l'histoire part en tout sens, et c'est même pire après lol en fait c'est juste qu'ils vivent des aventures loufoques, après... Mais ça reste sympathiquement gai et déluré. Et incontestablement culte. Y'a quand même de vrai bonnes idées au milieu de ce fatras : le babelfish, le poème vorgon... et ce qui advient lorsqu'une société se débarrasse des "inutiles" : comparateurs de blancheur des dents et nettoyeur de teléphone. D'ailleurs depuis que j'ai un tactile j'y pense sans arrêt, limite ça fait peur lol, mais bon jvais pas te spoiler ça doit être plus loin. Bref moi ce que je retiens c'est l'imagination fertile de Doug Adams.

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    1. Et tu oublies le générateur d'improbabilité infinie ! Pour moi, le véritable humour anglais, c'est justement le non-sense (que tout le monde n'apprécie pas, c'est sûr). Les Monthy Python étaient très forts à ce petit jeu là.

      A.C.

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  2. Il faut signaler que la traduction de Jean Bonnefoy (qui, si mes souvenirs sont bons, signe également la préface du cinquième tome de la trilogie) est tout bonnement magistrale.

    Je retiens la planète Barjus-Khomat, célèbre pour ses chiens de traineau barjus-khomatin...

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    1. Oui, oui, il a dû bien se creuser la tête pour trouver des équivalences à des jeux de mots anglais, sûrement intraduisible. Patrick Couton doit avoir le même soucis avec Terry Pratchett.

      A.C.

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  3. Faut que je le sorte de ma PAL pour le lire, celui-là (aussi).

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    1. Tu vois, c'est grâce à Lhisbei et son fameux challenge challenge que j'ai sorti celui-là de ma BàL (d'ailleurs, il était tout en haut !) et que je me suis mis à le lire ! Franchement, vas-y, tu ne mettras pas trop de temps à le lire et tu vas passer un très bon moment.

      A.C.

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  4. La traduction de Bonnefoy rajoute par contre pas mal de jeux de mots, j'avais lu un truc à ce sujet (j'ai remarqué la même chose d'ailleurs sur sa traduction de Varley), mais comme j'ai jamais lu la VO, je serais mal placée pour dire si ça joue en faveur ou en défaveur du texte.
    En tout cas ça reste un classique, les suites sont inégales mais les idées sont parfois tellement démentes que ça en vaut la peine...

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    1. Je ne sais pas non plus pour la trad. Et comme dis plus haut, Patrick Couton avait un peu le même problème avec Pratchett ; d'ailleurs, certains tomes du "Disque-Monde", il a dû pratiquement les réécrire en entier pour les rendre accessibles au public français qui, et c'est une majorité, ne lit pas en V.O. L'humour passe difficilement la Manche.

      A.C.

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  5. J'ai adoré le guide du voyageur galactique jusqu'au troisième tome ou j'ai finis par décrocher, je n'arrivais plus du tout à saisir la moindre intrigue, c'est domage que l'humour est trop prit le pas sur le récit. Qui était si profond sur les deux premiers opus, le dernier restaurant avant la fin du monde quelle idée formidable.

    http://sfsarthe.blog.free.fr

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    1. Pour ma part, je le déguste petit à petit. J'ai les quatre volumes de la trilogie en quatre volumes, donc et j'ai acquis récemment le cinquième, paru dans la collection Lunes d'encre (ça en avait d'ailleurs fait couler beaucoup à l'époque de sa sortie), écrit par Eoin Colfer. J'y reviendrai sûrement bientôt.

      A.C.

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