Anthologie 2014////Sylvain Johnson

Nous voilà arrivés à la moitié de l'Anthologie 2014. Voici tout d'abord ma chronique :




Je l'appelle Édouardo




Une nuit, un homme est réveillé par un bruit bizarre. De prime abord, il pense que c'est sa femme qui vient d'émettre un bruit incongru. Mais le bruit se répète, jusqu'à devenir une voix, qui lui énonce un nom : Édouardo. Le lendemain, à son travail, un coursier arrive en prononçant ce seul prénom. Intrigué, l'homme lui dit être cet Édouardo, et reçoit une boîte... Fascinante, cette nouvelle est tout simplement fascinante. Malgré de nombreuses incongruités et quelques faiblesses stylistiques parfois, c'est peu de dire qu'on tourne les pages avec avidité pour comprendre jusqu'où cette histoire va nous mener. Et je peux affirmer que, même si je m'attendais un peu à cette conclusion, je n'ai quand même pas été déçu. Bref, une bonne histoire, bien menée, même s'il faudrait peut-être la retravailler un peu.





illustration de Mandy




Et maintenant, l'interview :



A.C. de Haenne : Pour commencer, nous allons faire une présentation "Twitter", c'est-à-dire que tu as 140 signes, espaces comprises, pour te présenter. Attention, je vais vérifier.

Sylvain Johnson : Je suis un écrivain du Québec un peu fou. J’aime la littérature et le voyage. Je suis membre des Fossoyeurs de Rêves et adore le fantastique.

A.C. : A présent, si tu avais quatre mots pour présenter ton travail en tant qu'écrivain, quels seraient-ils ?

S.S. : Roman – Fantastique – Folie Humaine.

A.C. : Sérieusement, pourquoi écris-tu ?

S.S. : Je suis bon à rien d’autre. Je fais une bien piètre pute, je n’ai aucun autre talent caché ou visible. Sans l’écriture, je serais peut-être « normal » et cela me fait très peur.


A.C. : Après cette anthologie, quelles vont être tes prochaines publications, sur papier ou en numériques ?

S.S. : Pour l’instant, je n’ai qu’un seul projet de signé et c’est la publication de mon nouveau roman en version numérique chez l’Ivre-book. J’ai aussi des nouvelles à être publiées un peu partout, mais encore rien d’officiel. 




A votre tour de poser vos questions à Sylvain...




Voilà, aujourd'hui c'est fini. Pour la suit, va falloir attendre demain...

A.C. de Haenne


Commentaires

  1. Bonsoir Sylvain,
    tu fais donc partie du collectif d'auteurs Les Fossoyeurs de Rêves. Est-ce qu'appartenir à ce groupe de "gentils fous furieux" a changé quelque chose à ta carrière d'auteur ou même, à ta vision du monde littéraire ?

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  2. Bonjour Monsieur Johnson, voilà ma question : est-ce que le monde dit "normal" qui peut vous entourer vous inspire ? Merci.

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  3. Bonsoir Gaëlle ! Le collectif m'a grandement aidé dans ma carrière, m'offrant le support psychologique et technique nécessaire, la motivation de foncer dans un monde littéraire très difficile à percer. Nous sommes fous furieux et nous aimons écrire, car c'est l'unique chose qui compte, de pouvoir s'adonner à cette passion. Merci pour la question.

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    1. Merci à toi pour la réponse, cher confrère FDR ! :)

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    2. Merci pour la question - folle furieuse !

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    3. Entre fous, on s'comprend ! ;)

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  4. Bonjour Anonyme ! Ce monde normal est peut-être une des plus importante source d'inspiration...parce que c'est dans la normalité qu'on aime faire naitre la fiction. Il faut "brasser" ce petit monde et découvrir ce qu'il pourrait arriver si la normalité était subitement bouleversée...dépassant le point de non-retour.

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  5. Bonjour Sylvain ! Parle nous de Long Shu Publishing ?

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  6. Oui. Merci pour la questions Sylvain. C'est John Steelwood, écrivain et membre des Fossoyeurs de Rêves qui m'a mis en contact avec Alexandre Girardot, le grand gourou des éditions Long Shu Publishing. C'est un éditeur honnête, très professionnel et consciencieux, pour qui la qualité des textes l'emporte sur la quantité. Je suis très heureux d'avoir été accepté dans ce projet et c'est avec plaisir que je vous invite à découvrir leur catalogue, sur leur site web.

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    1. Comme Antoine et pour le coup, tu marques 1 point, tellement j'ai ri

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  7. Bon, Sylvain, comme je vois que tu commences à te poser des questions à toi-même (tu pourrais signer Edouardo ! ;-) ). Oui, c'est à propos de ta nouvelle : penses-tu que Michel est coupable, ou, du moins, responsable de ses actes (je ne spoile rien, hein, on est d'accord) ?

    A.C.

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    1. Bonjour A.C - le problème n'est pas de se poser des questions, c'est de se répondre et d'être surpris par ces réponses....que veux-tu, les médicaments font moins effets le matin et ils me permettent de quitter la camisole de force une heure par jour ! En ce qui a trait à Michel - sa culpabilité est difficile à établir. Il entend cette voix, lui obéit et s'en sorts assez bien. Quand j'entends parler des prophètes de l'ancien testament, je me dis qu'ils entendaient aussi des voix, sauf qu'on parle d'intervention divine. À mon avis, plusieurs d'entre eux avaient le même problème que Michel. Sa culpabilité repose dans ses actions, répondre à cette voix par des gestes concrets. À mois qu'il ne veuille nous faire croire à ces voix......

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    2. D'ailleurs, ça me fait penser au "roman" "Les 1001 vies de Billy Milligan", de Daniel Keyes. Pas lu encore, mais le sujet semble identique.

      A.C.

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    3. Faudra que je lise ce "roman". Merci de la suggestion.

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  8. Salut Sylvain,

    quelles sont les émotions qui t'habitent devant ta propre littérature? Et quels liens entretiens-tu avec ton écriture? :)

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    1. Salut Pat ! Je suis un de ces écrivains très torturé. Ma relation avec la littérature que j'écris ressemble à ce que Megan Fox et Dominic Monaghan vivent dans la vidéo d'Eminem en duo avec Rihanna (Love the way you lie). Je suis incapable de vivre sans l'écriture, sans la création, mais c'est parfois difficile, tous les démons qui me visitent laissent souvent leurs empreintes dans mon quotidien. J'y pense tous les jours, toutes les nuits. Mais le plaisir qui me vient de mes séances d'écriture est sans prix, une libération inimaginable, intense et honnête. J'ai toujours dit que sans ma volonté de création littéraire, on aurait retrouvé mon cadavre flottant sur le Lac Des Castors du Mont-Royal. Merci pour la question.

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  9. Salut Sylvain. Si tu avais le choix entre être publié en e-book ou papier (tu ne peux pas choisir les deux) laquelle choisirais-tu? As-tu envie un jour de vivre de l'écriture?

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    1. Bonjour Yohan - merci de ta question. J'aimerais bien vivre de mon écriture, mais c'est très difficile, en particulier dans un petit marché comme le Québec. Je crois que la plupart des écrivais aimeraient vivre de leur plume..quelle joie de ne faire que cela. Je crois que le papier serait mon premier choix, parce qu'il existe encore un plus grand respect de la publication papier. Le marché est toutefois en changement...on verra ce que le futur nous réserve.

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  10. Alors : Martine à la plage ou Martine est malade ? (Gros dilemme je sais) Signé l'Anonyme 2 (mais j'aime à me penser "el noumérro ouno !")

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  11. Bonjour Anonyme 2 - Aucun lien de parenté avec numéro 1 j'imagine ? Merci pour la question. Je préfère Martine est malade. Tout à commencé avec un repas au restaurant chinois, dans un quartier louche d'une petite ville d'Auvergne (Vous saviez qu'il y avait des serpents en Auvergne ?) - sa maladie s’aggrave et bientôt, elle commence à pourrir de l'intérieur et le mal se propage....je n'ai pas terminé le livre, alors je me demande si elle devient zombie ou simplement meurt d'un quelconque mal relié à son estomac. Faudra me faire parvenir le livre....

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