Mad Max

Dans un futur proche, la société a sombré dans l'ultra-violence. Pour faire face aux guerriers de la route qui sévissent un peu partout dans le pays, la police s'est doté d'une unité spéciale : les Interceptors. Max Rockatansky est l'un des meilleurs Interceptors qui soit. Mais lorsque l'un de ses collègues et ami Jim Goose, dit "Le Gorille", se retrouve à l'hôpital, entre la vie et la mort, après être tombé dans un guet-apens, Max décide de démissionner. Il n'en peut plus et le peu de réconfort, il le trouve auprès de sa famille...

Mad Max (1979, 1h28), film australien de George Miller, avec Mel Gibson, Joanne Samuel, Steve Bisley, Hugh Keays-Byrne...

Oeuvre fondatrice d'un mythe cinématographique, ce premier Mad Max pâtit peut-être d'une image un peu vieillotte, d'un manque de moyens et de presque quarante ans d'une surenchère de violence plus ou moins gratuite sur nos grands et petits écrans. En revanche, avec un scénario aussi efficace, ce film n'a pas pris une ride. Et si les cascades peuvent paraître à présent bien dérisoires, il n'empêche qu'on se laisse vite prendre par ce western post-apocalyptique. Bon, il s'agit bien sûr d'une apocalypse "douce" (ou froide) vécue par le monde qui nous est donné à voir. Il n'est pas question ici de Judgment Day à la Terminator, avec feu nucléaire et tout le tintouin... Non, on a plutôt droit à une extrapolation légèrement futuriste de la société des années 70 ayant subi deux chocs pétroliers. Les années d'abondance ne sont plus et il est facile d'imaginer qu'une société où le pétrole vient à manquer (ou presque) risque d’entraîner de plus en plus de violence. Mais tout ceci n'est que du background. Rien n'est explicite dans ce Mad Max. Quelques cartons explicatifs au tout début nous campent le décor de la situation internationale où les grandes puissances se font la guerre pour s'octroyer les dernières gouttes de l'or noir. Au spectateur de s'abreuver du spectacle de la violence. En fait, la seule "apocalypse" (qui, comme chacun sait, veut littéralement dire révélation) qui nous est montré dans ce film est celle de Max. En quelques heures d'une ultra-violence heureusement hors-champ dans son paroxysme, Max est détruit et sombre dans la folie. Et devient Mad Max.

note : III

A.C. de Haenne

J'ai eu la chance de voir ce film pour la première fois au cinéma grâce à la double séance organisée par le cinéma Le Parvis, de Tarbes. Ce Mad Max ouvrait les festivités !



Commentaires

  1. Je l'ai revu, par erreur, à Cherbourg en entrant à toute vitesse en retard dans la salle juste à la première image, en croyant aller voir le 4. J'ai trouvé que le nouveau héros ressemblait beaucoup à Mel Gibson jeune et j'ai longtemps attendu Charlize Theron. Évidement quand j'ai vu l'opus 4 quelques jours après j'ai compris la différence au bout de quelques secondes seulement.
    Ça a été un vrai plaisir de revoir l'original, en cherchant comment et quand le film allait basculer dans la version 4. Véridique.

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    1. Comme quoi, les erreurs sont (parfois) bénéfiques.

      Pour ma part, comme je le dis dans la chronique, c'était beaucoup plus volontaire. Et je l'avais déjà vu, à la télé, il y a fort fort fort longtemps. A tel point que les souvenirs que j'en conservais étaient très limités.

      A.C.

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  2. J’adore la trilogie originale, au risque de passer pour un vieux con trentenaire (ce que je suis certainement), pour moi Mad Max s’arrête avec le dôme du tonnerre...

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    1. Qui n'est pas le meilleur, il faut bien le reconnaître. Ah, le nouveau Mad Max (dont je vais très bientôt parler) est vraiment pas mal, si ce n'est son scénario pour le moins limité.

      A.C.

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  3. S'il n'y avait que le scénario, hélas... Pour moi, ce reboot manque cruellement d'émotion.

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    1. Je pense que tu t'es trompé de film ! ;-)

      A.C.

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  4. Euh, sauf erreur de ma part, je ne pense pas. En fait, dans ton commentaire du 11 juillet, tu annonçais que tu allais bientôt parler du nouveau Mad Max ("Fury Road") que tu trouvais pas mal, "malgré son scénario limité". Je t'ai juste répondu que pour moi, il ne s'agissait que d'un reboot qui manquait cruellement d'émotion. Mais si tu veux, je peux écrire un commentaire supplémentaire sur l'article dédié à "Fury Road" :) (même si je ne serai pas très inspiré, hélas).

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    1. Ah oui, au temps pour moi ! (je n'avais pas compris que tu commentais mon commentaire et non pas la chronique)

      Ben oui, autant de l'émotion il y a dans celui-ci, autant elle semble s'être désintégrée dans le monde cataclysmique décrit dans Mad Max Fury Road !

      (et pour le nouveau commentaire, je ne veux surtout pas te forcer la main... ;-) )

      A.C.

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